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Avant tout passionnée de musique, karen a commencé à peindre certains de ses musiciens et interprètes préférés il y a plusieurs années, traduisant ainsi leurs différents styles de musique en peinture. Ce plaisir a rapidement évolué pour devenir une collection "Jazz, Soul and Blues", puis une exposition lors d'un concert de Joseph Ganter au "Barython" et Karen continue d'ajouter des œuvres chaque année à sa collection.
Son approche personnelle fait d'abord la part belle à l'émotionnel : les couleurs à la fois intenses et harmonieuses, complètent la libre disposition des formes et des volumes avec sensibilité, dans un langage artistique qui s'adresse à l'esprit et au coeur. L'on reconnaît les jazzmen, l'on devine parfois les instruments mais le tout reste différent, habité par un relief et une lumière qui se joue du figuratif et de l'abstrait pour redéfinir le sujet dans un éclat de vie suspendu. D'abord influencée par l'écoute du Blues avec Mighty Mo Rodgers ("Blues Rules") , Buddy Guy ("A Man And The Blues"), BB King ("Lucille") et Eric Bibb ("So Sorry") pour ne citer qu'eux, karen fût très inspirée par les trompettistes et les saxophonistes Sidney Bechet ("Petite fleur"), Louis Armstrong & Ella Fitzgerald ("Dream-a-little-dream-of-me"), John Coltrane ("I'm Old Fashioned"), Chet Baker ("Almost Blue"), les voix d'Etta James ("At Last"), Nat King Cole ("Unforgettable"), Franck Sinatra ("New York New York"), Dinah Washington ("What Difference A Day Makes"), Billie Holiday ("I'm A Fool to Want You") ou encore Nina Simone ("Feeling Good"). C'est donc tout naturellement en couleurs et en musique que l'on entre dans l'univers de cette artiste.
Artiste qui présente ici, sa perception sur le thème de cette musique mythique, maintes et maintes fois célébrée par les plus grands peintres et photographes, à travers une série d'acrylique, d'aquarelle et de techniques mixtes dynamiques et abouties.
Joachim-Ernst Berendt soutient l'idée selon laquelle le jazz diffère fondamentalement de la musique européenne car « Il suppose une spontanéité et une vitalité, dans laquelle l'improvisation joue un rôle majeur », « une sonorité et un phrasé musical reflétant la personnalité du jazzman » et a une « relation particulière au temps, exprimée par la notion de swing ».



